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"QUAND VOUS JEÛNEZ..." 02/04/2025

Le temps du Carême que nous vivons actuellement nous invite au jeûne, à l’aumône et à la prière. Si l’aumône est une façon de manifester notre solidarité avec ceux qui sont dans le besoin, reconnaissant ainsi qu’en les servant, nous servons le Christ, si la prière nous rapproche de Dieu en même temps qu’elle nous rapproche de ces frères et sœurs connus ou inconnus à l’intention de qui nous prions, qu’en est-il de la pratique du jeûne ?

Reconnaissons qu’aujourd’hui, si cette pratique du jeûne est peu prisée, sauf pour motifs thérapeutiques, et pas toujours bien comprise, c’est que son sens et son utilité spirituelle ne sont guère perçus ! Pourtant dans beaucoup de religions, le jeûne revêt une place importante, et pas seulement dans le Christianisme. Pour des motifs d’ascèse, de purification, de deuil, de supplication, le jeûne occupe une place importante dans les rites religieux. Il ne s’agit donc pas de vivre le jeûne comme un exploit ascétique, ni de trouver par là un état d’exaltation psychologique ou religieuse comme on le trouve parfois dans d’autres religions.

La Bible sur laquelle repose l’attitude de l’Église rejoint sur ce point les autres courants religieux. Mais elle précise le sens du jeûne et en règle la pratique. Avec la prière et l’aumône, le jeûne est un des actes essentiels par lequel le croyant traduit devant Dieu son humilité, son espérance et son amour. L’Homme est à la fois corps et âme, chair et esprit. Il serait donc incomplet d’imaginer une religion purement spirituelle, dans les nuages. L’âme a besoin des actes et des attitudes du corps. Ainsi, le jeûne accompagné de prière est une façon de s’humilier devant Dieu. Jeûner équivaut à humilier son âme. Il s’agit par la pratique du jeûne de s’établir avec foi dans une attitude d’humilité pour accueillir l’action de Dieu et se mettre en sa présence. Tel est le sens des quarante jours sans manger passés par Moïse sur le mont Sinaï, par le prophète Elie à la montagne de l’Horeb. Et si Jésus passe lui aussi 40 jours de désert sans manger au début de son ministère, ce n’est pas pour s’ouvrir à l’Esprit puisqu’il en est rempli, mais bien pour inaugurer sa mission par un acte de confiance absolue en son Père.

Le jeûne nous introduit dans une expérience de manque, de pauvreté consentie. Nous partageons un peu l’expérience de ceux qui sont privés de tout, et nous partageons cette pauvreté qui conduit, selon les mots du Pape François, « dans la simplicité du cœur, à redécouvrir le don de Dieu et à comprendre notre réalité de créatures à son image ». En faisant l’expérience d’une pauvreté consentie, nous devenons donc « pauvres avec les pauvres ».

Jeûner consiste par ailleurs « à libérer notre existence de tout ce qui l’encombre, même de ce trop-plein d’informations, vraies ou fausses, et de produits de consommation pour ouvrir la porte de notre cœur à celui qui vient jusqu’à nous, pauvre de tout mais « plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 14) : le Fils du Dieu Sauveur », a poursuivi le Saint Père. A la suite des prophètes, Jésus vient dénoncer les risques qui peuvent déformer le sens profond du jeûne :

  • Risque de formalisme, ou d’hypocrisie quand on jeûne pour être vu des hommes : " Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite, pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent » (Mt 6, 16)
  • Risque de jeûner sans amour : « Pourquoi avons-nous jeûné sans que tu le voies ? … C’est …que vous jeûnez pour vous livrer aux querelles et aux disputes, pour frapper du poing méchamment… Est-ce là le jeûne qui me plaît, le jour où l’Homme se mortifie ?... N’est-ce pas plutôt ceci, le jeûne que je préfère : défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug, renvoyer libres les opprimés et briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair ? » (Is 58, 4-7) Ainsi, pour plaire à Dieu et nous rapprocher de lui, le jeûne doit-il être uni à l’amour du prochain. Il ne peut donc être séparé de l’aumône ni de la prière. Si l’amour est absent, le jeûne est vain !

L’Église au temps des apôtres a conservé la pratique du jeûne. Les Actes des Apôtres mentionnent des célébrations comportant jeûne et prière (Ac 13, 2 ss ; 14, 23). St Paul pratique le jeûne (2 Co 6, 5 ; 11, 27). Ainsi, jusqu’à ce jour, l’Église est demeurée fidèle à cette tradition, cherchant par la pratique du jeûne à nous mettre dans une attitude d’ouverture totale à la grâce du Seigneur en attendant son retour ! Ne ratons pas cette invitation !



+ Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU

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